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Si Roanne m'était comptée

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http://www.memo-roanne.fr/ark:/12345/DKLs120 Si Roanne m'était comptée entry 2019-10-15 16:12:15.0 <h3><span style="color:#660033">788</span></h3><p><em><span style="color:#660033">C&#39;est le nombre de clich&eacute;s r&eacute;alis&eacute;s par St&eacute;phane Geoffray aux alentours de 1865 de sa ville natale : Roanne. Cet inventaire urbain fait partie, au m&ecirc;me titre que 800 autres clich&eacute;s de Charlieu, d&#39;une collection acquise par la Ville de Roanne en 1957 aupr&egrave;s d&#39;un habitant de Perreux, un certain Varinard des C&ocirc;tes.</span></em></p><p>Si St&eacute;phane Geoffray est bien l&#39;auteur de ces clich&eacute;s, nul ne sait cependant qui est &agrave; l&#39;origine de l&#39;ensemble de ces tirages sur papier albumin&eacute;. Nul ne peut dire &eacute;galement si ces 788 photographies constituent la totalit&eacute; du travail r&eacute;alis&eacute; par Geoffray dans les rues de Roanne ou si d&#39;autres vues dorment encore dans des tiroirs, des caves ou des greniers.</p><div class="btgrid"><div class="row row-1"><div class="col col-md-6"><div class="content"><h3><span style="color:#660033">92</span></h3><p>C&#39;est la somme des photographies contenant des &eacute;l&eacute;ments permettant de dresser un &eacute;tat des lieux du tissu &eacute;conomique et commercial de l&#39;&eacute;poque. Sans aucune surprise, les fabriques de cotonnes et leurs activit&eacute;s connexes, telle la teinturerie, tiennent le haut du pav&eacute;. Car Roanne est depuis longtemps une ville productrice de textile. La seconde moiti&eacute; du XIX<sup>e</sup> si&egrave;cle transforme simplement cette activit&eacute; artisanale en une v&eacute;ritable industrie. Les ateliers se d&eacute;veloppent et se multiplient.</p><p>Parmi les commerces, les caf&eacute;s et buvettes sont &eacute;galement bien implant&eacute;s. Leur nombre t&eacute;moigne de l&#39;augmentation de la population qui est pass&eacute;e de 11000 &agrave; presque 30000 habitants en 20 ans. Cet accroissement d&eacute;mographique s&#39;expliquant par l&#39;arriv&eacute;e massive de main d&#39;&oelig;uvre n&eacute;cessaire au bon fonctionnement des usines textiles. Les ouvriers une fois sortis de l&#39;usine doivent se loger&hellip; et se d&eacute;lasser. C&#39;est pourquoi on peut noter la pr&eacute;sence de caf&eacute;s &agrave; proximit&eacute; des fabriques de cotonnades.</p></div></div><div class="col col-md-6"><div class="content"><p><a href="http://www.memo-roanne.fr/notice.php?q=R15&amp;spec_expand=1&amp;sort_define=score&amp;sort_order=1&amp;rows=9&amp;start=0" target="_blank"><img alt="Fabrique de cotonne Depeux-Tête et buvette, rue des Planches (rue Brison)" src="/img/upload/images/dam_picture(2).jpg" style="height:402px; width:600px" /></a></p><p><em>Fabrique de cotonne Depeux-T&ecirc;te et buvette, rue des Planches (rue Brison) </em></p></div></div></div></div><div class="btgrid"><div class="row row-1"><div class="col col-md-6"><div class="content"><p><a href="http://www.memo-roanne.fr/notice.php?q=R470&amp;spec_expand=1&amp;sort_define=score&amp;sort_order=1&amp;rows=9&amp;start=1" target="_blank"><img alt="" src="/img/upload/images/image_bnr(3).jpeg" style="height:395px; width:600px" /></a></p><p><em>Plaque signal&eacute;tique marquant l&#39;ouverture&nbsp; de la rue de la Fouaillerie (Thermes-Romains) sur la rue des Aqueducs</em></p></div></div><div class="col col-md-6"><div class="content"><h3><span style="color:#660033">66 </span></h3><p>C&#39;est le compte des rues immortalis&eacute;es par Geoffray. Sur ces 66 rues, on ne remarque qu&#39;une vingtaine de plaques indicatrices. Leur pr&eacute;sence &eacute;tait pourtant prescrite dans les villes, aux entr&eacute;es et sorties des rues ainsi qu&#39;aux carrefours, depuis une vingtaine d&#39;ann&eacute;es d&eacute;j&agrave;.</p><p>La plupart des clich&eacute;s donnent un visage peu reluisant des rues de Roanne &agrave; cette &eacute;poque : chauss&eacute;es boueuses, murs d&eacute;cr&eacute;pis ou effondr&eacute;s, tas de pierres abandonn&eacute;s &ccedil;a et l&agrave;&hellip; Si bien que l&#39;on en vient &agrave; douter que l&#39;on se trouve effectivement en pr&eacute;sence d&#39;une ville. Heureusement, sur d&#39;autres vues, des fontaines, des becs de gaz, des rues pav&eacute;es, des enseignes et m&ecirc;me un atelier de photographie finissent par lever le doute. C&#39;est bien une ville que l&#39;on d&eacute;couvre et c&#39;est bien Roanne.</p></div></div></div></div><div class="btgrid"><div class="row row-1"><div class="col col-md-6"><div class="content"><h3><span style="color:#660033">37</span></h3><p>C&#39;est le nombre de personnages comptabilis&eacute;s sur les quelques 800 clich&eacute;s. Un premier coup d&#39;&oelig;il sur cet ensemble donne l&#39;impression d&#39;une ville morte qui aurait &eacute;t&eacute; d&eacute;cim&eacute;e par un cataclysme. Certes, la ville est moins peupl&eacute;e qu&#39;au XXI<sup>e</sup>&nbsp;si&egrave;cle mais cela n&#39;explique pas tout. Puis, petit &agrave; petit, &agrave; mesure que l&#39;&oelig;il s&#39;habitue et qu&#39;il s&#39;arr&ecirc;te plus longuement sur chaque image, des formes fantomatiques apparaissent. Et puis, alors qu&#39;on s&#39;y attend le moins, nous voici en pr&eacute;sence d&#39;hommes et de femmes, parfois m&ecirc;me d&#39;enfants. De face ou de profil, assis ou debout voire m&ecirc;me parfois allong&eacute;s, tous ont pris la pose. La photographie de l&#39;&eacute;poque ne permettant pas de saisir une forme en mouvement ces personnes ont accept&eacute;, le temps d&#39;une photo, d&#39;arr&ecirc;ter leur activit&eacute;.</p></div></div><div class="col col-md-6"><div class="content"><p><a href="http://www.memo-roanne.fr/notice.php?q=R512&amp;spec_expand=1&amp;sort_define=score&amp;sort_order=1&amp;rows=9&amp;start=0" target="_blank"><img alt="Hommes au repos rue du Rossignol (Jean Macé) ou Sautet (Roger Salengro)" src="/img/upload/images/image_bnr-2(1).jpeg" style="height:388px; width:600px" /></a></p><p><em>Hommes au repos rue du Rossignol (Jean Mac&eacute;) ou Sautet (Roger Salengro)</em></p></div></div></div></div><div class="btgrid"><div class="row row-1"><div class="col col-md-6"><div class="content"><p><a href="http://www.memo-roanne.fr/notice.php?q=R142&amp;spec_expand=1&amp;sort_define=score&amp;sort_order=1&amp;rows=9&amp;start=0" target="_blank"><img alt="Maisons et ateliers de charpentiers en bateaux sur le quai des Charpentiers (commandant Lherminier)" src="/img/upload/images/image_bnr-3(1).jpeg" style="height:358px; width:600px" /></a></p><p><em>Maisons et ateliers de charpentiers en bateaux sur le quai des Charpentiers (commandant Lherminier).</em></p></div></div><div class="col col-md-6"><div class="content"><h3><span style="color:#660033">0</span></h3><p>La somme des clich&eacute;s montrant la rue Mulsant. Si cela peut para&icirc;tre &eacute;tonnant vu du XXI<sup>e</sup> si&egrave;cle, cela peut s&#39;expliquer &agrave; l&#39;&eacute;poque de Geoffray. En effet, jusqu&#39;&agrave; 1862, le quartier Mulsant est la propri&eacute;t&eacute; de la ville de Riorges. Ce n&#39;est qu&#39;apr&egrave;s son annexion qu&#39;il passe sous la tutelle roannaise. Soit les prises de vue ont &eacute;t&eacute; effectu&eacute;es avant 1862, soit Geoffray ne consid&eacute;rait pas encore cette rue comme faisant partie de Roanne (il faut parfois du temps pour int&eacute;grer des &eacute;l&eacute;ments nouveaux), soit encore des clich&eacute;s ont bien &eacute;t&eacute; pris mais ils ne nous sont pas parvenus.</p><p>A l&#39;inverse, certaines rues sont surrepr&eacute;sent&eacute;es. C&#39;est le cas du quai des Charpentiers qui, &agrave; lui seul, totalise 53 photographies. Au XIX<sup>e</sup> si&egrave;cle il est le lieu d&#39;habitation et de travail de corporations qui se sont enrichies gr&acirc;ce &agrave; l&#39;arriv&eacute;e du chemin de fer : les mariniers et charpentiers de Marine. En mitraillant ce quartier, Geoffray pressent-il que la fin est proche pour ces artisans ? Car avec le raccordement de la voie ferr&eacute;e avec la ville voisine du Coteau, le transport des marchandises ne se fera plus par le Canal et la Loire. C&#39;est d&eacute;sormais le r&egrave;gne du rail qui voit le jour. Et avec lui, celui de la rapidit&eacute; et de la modernit&eacute;. Jetant &agrave; jamais aux oubliettes la Roanne de Geoffray.</p></div></div></div></div><p></p> français

Si Roanne m'était comptée

Date : 2019-10-15 16:12:15.0 Type de document : Illustration Résumé :

788

C'est le nombre de clichés réalisés par Stéphane Geoffray aux alentours de 1865 de sa ville natale : Roanne. Cet inventaire urbain fait partie, au même titre que 800 autres clichés de Charlieu, d'une collection acquise par la Ville de Roanne en 1957 auprès d'un habitant de Perreux, un certain Varinard des Côtes.

Si Stéphane Geoffray est bien l'auteur de ces clichés, nul ne sait cependant qui est à l'origine de l'ensemble de ces tirages sur papier albuminé. Nul ne peut dire également si ces 788 photographies constituent la totalité du travail réalisé par Geoffray dans les rues de Roanne ou si d'autres vues dorment encore dans des tiroirs, des caves ou des greniers.

92

C'est la somme des photographies contenant des éléments permettant de dresser un état des lieux du tissu économique et commercial de l'époque. Sans aucune surprise, les fabriques de cotonnes et leurs activités connexes, telle la teinturerie, tiennent le haut du pavé. Car Roanne est depuis longtemps une ville productrice de textile. La seconde moitié du XIXe siècle transforme simplement cette activité artisanale en une véritable industrie. Les ateliers se développent et se multiplient.

Parmi les commerces, les cafés et buvettes sont également bien implantés. Leur nombre témoigne de l'augmentation de la population qui est passée de 11000 à presque 30000 habitants en 20 ans. Cet accroissement démographique s'expliquant par l'arrivée massive de main d'œuvre nécessaire au bon fonctionnement des usines textiles. Les ouvriers une fois sortis de l'usine doivent se loger… et se délasser. C'est pourquoi on peut noter la présence de cafés à proximité des fabriques de cotonnades.

Fabrique de cotonne Depeux-Tête et buvette, rue des Planches (rue Brison)

Fabrique de cotonne Depeux-Tête et buvette, rue des Planches (rue Brison)

Plaque signalétique marquant l'ouverture  de la rue de la Fouaillerie (Thermes-Romains) sur la rue des Aqueducs

66

C'est le compte des rues immortalisées par Geoffray. Sur ces 66 rues, on ne remarque qu'une vingtaine de plaques indicatrices. Leur présence était pourtant prescrite dans les villes, aux entrées et sorties des rues ainsi qu'aux carrefours, depuis une vingtaine d'années déjà.

La plupart des clichés donnent un visage peu reluisant des rues de Roanne à cette époque : chaussées boueuses, murs décrépis ou effondrés, tas de pierres abandonnés ça et là… Si bien que l'on en vient à douter que l'on se trouve effectivement en présence d'une ville. Heureusement, sur d'autres vues, des fontaines, des becs de gaz, des rues pavées, des enseignes et même un atelier de photographie finissent par lever le doute. C'est bien une ville que l'on découvre et c'est bien Roanne.

37

C'est le nombre de personnages comptabilisés sur les quelques 800 clichés. Un premier coup d'œil sur cet ensemble donne l'impression d'une ville morte qui aurait été décimée par un cataclysme. Certes, la ville est moins peuplée qu'au XXIe siècle mais cela n'explique pas tout. Puis, petit à petit, à mesure que l'œil s'habitue et qu'il s'arrête plus longuement sur chaque image, des formes fantomatiques apparaissent. Et puis, alors qu'on s'y attend le moins, nous voici en présence d'hommes et de femmes, parfois même d'enfants. De face ou de profil, assis ou debout voire même parfois allongés, tous ont pris la pose. La photographie de l'époque ne permettant pas de saisir une forme en mouvement ces personnes ont accepté, le temps d'une photo, d'arrêter leur activité.

Hommes au repos rue du Rossignol (Jean Macé) ou Sautet (Roger Salengro)

Hommes au repos rue du Rossignol (Jean Macé) ou Sautet (Roger Salengro)

Maisons et ateliers de charpentiers en bateaux sur le quai des Charpentiers (commandant Lherminier)

Maisons et ateliers de charpentiers en bateaux sur le quai des Charpentiers (commandant Lherminier).

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La somme des clichés montrant la rue Mulsant. Si cela peut paraître étonnant vu du XXIe siècle, cela peut s'expliquer à l'époque de Geoffray. En effet, jusqu'à 1862, le quartier Mulsant est la propriété de la ville de Riorges. Ce n'est qu'après son annexion qu'il passe sous la tutelle roannaise. Soit les prises de vue ont été effectuées avant 1862, soit Geoffray ne considérait pas encore cette rue comme faisant partie de Roanne (il faut parfois du temps pour intégrer des éléments nouveaux), soit encore des clichés ont bien été pris mais ils ne nous sont pas parvenus.

A l'inverse, certaines rues sont surreprésentées. C'est le cas du quai des Charpentiers qui, à lui seul, totalise 53 photographies. Au XIXe siècle il est le lieu d'habitation et de travail de corporations qui se sont enrichies grâce à l'arrivée du chemin de fer : les mariniers et charpentiers de Marine. En mitraillant ce quartier, Geoffray pressent-il que la fin est proche pour ces artisans ? Car avec le raccordement de la voie ferrée avec la ville voisine du Coteau, le transport des marchandises ne se fera plus par le Canal et la Loire. C'est désormais le règne du rail qui voit le jour. Et avec lui, celui de la rapidité et de la modernité. Jetant à jamais aux oubliettes la Roanne de Geoffray.

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